Publié le 9 Janvier 2017

Lectures

Salomé Vienne – Le matin en avait décidé autrement

Robert Darvel - L’homme qui traversa la Terre

Ayerdhal – Consciences virtuelles

Dominique Douay – Brume de cendres

Mathieu Rivero – Chimère captive

Laurent Queyssi – Allison

Stephen Fry – Le faiseur d’histoire

Nicolas et Amandine Labarre – L’autre herbier

Michel Pagel – Le club

Karin Boye – Kallocaïne

Ayerdhal - L’homme aux semelles de foudre

Dominique Douay – L’impasse-temps

Tricot

Janvier : le bonnet rouge-gorge

Juin : nouvelle écharpe Roméo

Aout : écharpe « pure joy » (grande)

Octobre : fin du pull torsade de feuilles, démarrage Ready for Spring

Novembre : écharpe « pure joy » nano

Décembre : 2 bonnets Beloved, un bonnet Bankhead, deux bonnets Oak Trail

Evènements

en 2016, on a aussi emménagé dans un nouvel appart en location, plus près de mon travail

les smarties ont beaucoup voyagé (colo de ski pour mini, les Alpes avec nous, la Bretagne, l'Espagne, et ils ont aussi découvert leur nouvelle école !

l'extension de la maison avance tranquillement !

on continue le poney en famille ^^

... des projets pour 2017 ?

du tricot !

des moutons électriques !

du poney !

et si tout se passe bien, un nouveau projet immobilier !

 

 


 

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Rédigé par fourmi

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Publié le 4 Avril 2016

1993 : l’année du bac pour Allison, qui attend le jour où elle pourra quitter sa petite ville terne. Heureusement, il y a la musique. Le groupe dans lequel elle joue de la basse, Sugarmaim, mais aussi tous ceux qu’elle écoute : Pixies, Ride, Sonic Youth, Slowdive ou Pavement.

Puis il y a celui qui l’a fait littéralement planer, un matin d’hiver froid : My Bloody Valentine. En écoutant « Loveless », walkman sur les oreilles, la jeune fille décolle. Littéralement. Ses pieds ne touchent plus le sol.

Après ‘Le Club’ de Michel Pagel qui a remis en question toutes les certitudes de l’enfant lectrice que j’étais, ‘Allison’ par Laurent Queyssi est le second roman qui me touche aussi personnellement.

Première constatation, ma culture musicale flirte avec le ras-des-pâquerettes et ce n’est pas facile de suivre le roman sans sa bande son. Quelques passages sur Deezer et je me sens déjà mieux, il y a finalement beaucoup de titres que je connaissais sans savoir les nommer ;)

La deuxième est une interrogation : c’est un peu ‘Inception’, ce roman. Allison plane en écoutant de la musique, et découvre par hasard (ou par synchronicité ?) un livre où l’auteur a vécu un trouble identique. Elle part à sa recherche et en fait ce n’est pas vraiment arrivé à l’auteur du roman-dans-le-roman, mais à sa sœur. Habile façon de brouiller les pistes : et si en réalité, celui à qui c’est arrivé, c’était Laurent Queyssi lui-même ?

Et finalement, pourquoi cette Allison me parle-t-elle autant ? Certes je connaissais à peine les groupes de musique, et pourtant, étrangement, je me sens proche d’Allison. Un peu pour cet effet un peu planant que procure la musique, mais surtout parce que chez moi, c’est la littérature qui est capable de produire cet effet, celui où on change de monde, où on part dans une autre dimension, intérieure celle-ci. Et ce n’est pas parce que personne ne m’a jamais vue décoller du sol que ce n’est pas arrivé, n’est-ce pas ? ;)

Allison, par Laurent Queyssi, chez les Moutons Electriques

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Rédigé par fourmi

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Publié le 7 Mars 2016

Cher Michel Pagel, chers Moutons Electriques,

Comme plusieurs générations d'enfants, j'ai lu le Club des Cinq, pas tous certes, juste quelques volumes trouvés dans une armoire de la maison d'enfance de ma mère - ou de mon père, je ne sais plus - qui les avait lus avant moi. Je me rappelle du Trésor de l'Île, le meilleur de tous, la rencontre des Cinq, et le Club des Cinq aux Sports d'Hiver, mon préféré, peut-être parce qu'il y avait un soupçon de surnaturel. Au Bord de la Mer, aussi, et celui dans la demeure mystérieuse du Professeur Lenoir (c'est peut-être le même).

Je ne me rappelle pas du personnage de Pilou, il ne faisait sans doute pas partie des 5 ou 6 romans que j'avais lus. Je me rappelle un peu de Jo la Gitane, et je me souviens que je ne l'aimais pas beaucoup, parce que pour moi les Cinq devaient rester cinq, six c'était vraiment déroutant. Je n'ai pas lu non plus celui où ils découvrent le souterrain.

J'ai peut-être su que le Club des Cinq était une traduction et que les Famous Five originaux étaient Britanniques, mais j'avoue que j'ignorais leurs prénoms (ça n'a pas aidé ma compréhension lors de la première lecture !)

En tous cas, ils étaient mes héros, et 30 ans après, j'ai trouvé toute la collection sur un site de livres d'occasion, les volumes des années 60, pas ceux qui ont été réécrits récemment avec un incroyable appauvrissement du vocabulaire (je pourrais râler des heures sur ce sujet !)

Cher Michel Pagel, tu as dû sacrément les aimer aussi, François, Claude, Mick, Annie et le chien Dagobert, pour avoir envie d'imaginer leurs retrouvailles 30 ans après. J'en trépignais d'impatience ! Ils avaient le même âge que moi lorsque j'ai lu leurs aventures, alors imagine ma curiosité : que sont-ils devenus ? Si on avait grandi ensemble, ils devraient avoir mon âge aujourd'hui, quelle a été leur vie pendant toutes ces années ?

Mais ton histoire est terrifiante. Comme pour la petite Marie de ton roman, j'ai envie de demander : mais que t'avaient-ils donc fait ? J'ai détesté ce que tu as fait d'eux, et il y a des tas de choses qui m'ont déplu. Le personnage de Mick, à peine effeuré, plutôt épargné finalement (un peu pistonné par son prénom ?) La petite Marie aurait pu être un peu moins attendrissante, ça m'aurait fait moins mal. Et pourtant, non, il n'y a pas moyen de voir les choses autrement. En une semaine, je l'ai relu trois fois, ton Club, et toutes les pièces s'emboîtent à la perfection. Pas un détail ne manque, pas un n'est de trop. Ton histoire m'a troublée, transportée, même traumatisée.

Ca faisait 30 ans que les aventures du Club des Cinq me restaient en mémoire. Alors, cher Michel Pagel, tu l'as écrite pour moi, cette histoire ? Parce que j'avais envie d'une suite, et que j'avais besoin de savoir ce que deviennent les héros de nos romans de jeunesse ? Je te déteste pour ce que tu leur as fait, mais force est de reconnaître que ton histoire est comme une immense vague qui t'attrape, te secoue et te laisse le souffle coupé ; comme une immense claque dans la figure, en deux mots, elle est parfaite, elle est exactement ce que j'attendais. Merci Monsieur Pagel.

 

PS : il faut quand même que je te dise : essaye de toucher à un cheveu de Puck, Karen, Inger et Navire, et je te fais disparaitre dans les sables mouvants à côté du lac d'Egeborg !

 

Le Club, par Michel Pagel, chez les Moutons Electriques

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Rédigé par fourmi

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Publié le 9 Novembre 2013

ne vous attendez pas à ce que je me plaigne des nouveaux rythmes scolaires ;) j'ai participé au premier conseil d'école hier soir, et bien que certaines interrogations persistent sur des détails d'organisation, ou des inquiétudes sur la fatigue des enfants, tout le monde semble globalement satisfait.

non, mon coup de gueule du jour est pour le soit-disant rattrapage qui aura lieu mercredi 13 novembre 2013 et mercredi 11 juin 2014.

rappel des faits : un petit mot dans les cahiers de liaison des smarties m'informe que l'inspection académique a décidé que la journée du lundi 2 septembre serait rattrapée sur deux demi-journées dans l'année.

mais, me dis-je, la rentrée des classes a toujours été le 3 septembre... le 2 septembre n'a jamais été une journée de classe pour les enfants... si on doit rattraper une journée, encore faudrait-il qu'on eut été empêché de travailler un jour où on aurait effectivement dû travailler.

encore plus paradoxal, j'apprends que les profs, eux, ont travaillé ce jour-là, c'était leur journée de pré-rentrée.

les enfants rattrapent une journée qui était officiellement une journée de vacances, les instits rattrapent une journée qu'ils ont déjà travaillée.

quelqu'un m'explique qui a pondu cette ânerie ??

 

après quelques recherches (perso j'aime bien lire le forum neoprofs.org), je comprends la finalité de l'affaire.

une année scolaire doit contenir 36 semaines entières de classe. Or, avec la profusion de jours fériés et les dates des vacances, il manque une journée de classe pour atteindre ces 36 semaines. Il est donc logique que cette journée soit rattrapée quelque part dans l'année.

 

l'explication est limpide, logique, pourquoi diable n'est-elle pas présentée comme ça ? pourquoi aller chercher une journée de vacances pour les uns, de travail pour les autres, pour expliquer le rattrapage ?

 

lors d'une discussion avec des amis, j'apprends incidemment que certaines fédérations de parents d'élèves recommandent aux parents de récupérer leurs enfants mercredi midi à l'école pour exprimer leur désapprobation. J'avoue, je me reconnais dans le terme de désapprobation. Pas sur le principe des 1/2 journées rattrapées, mais une exaspération devant la façon de les présenter. Je ne désapprouve pas le fond, seulement la forme. J'ai bien envie de me prendre une après-midi avec les smarties.

 

en parlant de ça, j'ai travaillé, hier. Quand est-ce que je vais devoir travailler pour rattraper la journée travaillée ? Est-ce que je vais devoir réécrire les mêmes lignes de code que j'ai déjà écrites lors de la journée travaillée que je rattrape en nouvelle journée travaillée ? 

[segmentation fault]
[core dumped]

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Rédigé par fourmi

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Publié le 2 Octobre 2013

Suite à la diffusion de ce reportage, nous sommes nombreux à être catastrophés par la manière dont PSA a été piégé. Pas seulement PSA, d'ailleurs, puisque voici la réponse du chercheur INSERM cité dans le reportage, qu'on nous a diffusée.

 

Mail envoyé par Jean Paul Morin à Elise Lucet ainsi qu’aux députés et sénateurs


Bonjour,


je souhaitais réagir sur l'émission diffusée hier soir concernant le massacre du diesel.


J'ai fait, en tant que chercheur à l'INSERM impliqué dans l'évaluation des impacts cardiorespiratoires des aérosols complexes dont les aérosols issus de la combustion dans les moteurs, ancien membre du comité d'experts scientifiques "milieux"aériens de l'ANSES (2005-2011), et coordinateur et participant à deux programmes de recherche européens (MAAPHRI et ATLANTIS) sur la métrologie la dépollution et la toxicologie des émissions de moteurs à combustion diesel et essence, l'objet depuis novembre 2012 de plusieurs interviews par Edouard Perrin sur le sujet que j'avais acceptées de donner Monsieur Perrin m'ayant expliqué qu'il souhaitait faire un reportage équilibré sur cette question pour l'émission cash investigation d'Elise Lucet. Deux déplacements sur Paris à mes frais , l'enregistrement d'une conférence donnée au CCFA en décembre dernier sur la réalité de la contribution des émissions du parc diesel dans la pollution atmosphérique globale (la pollution particulaire étant dominée même en Ile de France par les émissions du tertiaire et la combustion de biomasse, le trafic automobile n'étant plus la première source de pollution particulaire atmosphérique) (www.ccfa.fr/IMG/pdf/morinparticulesdiesel.pdf), sur la réalité scientifique de la décision rétrospective de l'OMS sur le potentiel cancérogène des émissions de moteurs diesel antérieurs à 1980, sur le rationnel scientifique des évolutions technologiques qui ont eu lieu en lien avec l'évolution de la norme Euro et les gains potentiels en terme de réduction des impacts sanitaires et toxicologiques, j'ai reçu Edouard Perrin au laboratoire pour lui expliquer l'évolution des connaissances scientifiques et techniques sur ce sujet. Au global plusieurs heures d'enregistrements qui se trouvent réduites à du sensationnel sur une expérimentation de coeur isolé perfusé de rat et l'impact toxique du NO2 extraite du contexte où j'expliquais juste après que les constructeurs avaient pris en compte cette problématique et développé des techniques de catalyse sélective pour réduire les oxydes d'azote dont le NO2 d'environ 75% avec l'avènement de la norme Euro6 en septembre 2014.
J'ai aussi expliqué que avec cette norme Euro6 la convergence des réglementations diesel et essence mettaient le diesel et l'essence sur un pied d'égalité. J'ai aussi expliqué que l'avènement en 2014 du nouveau cycle d'homologation européen allait palier les carences de l'actuel cycle d'homologation en matière de caractérisation de polluants


Résultat de tout ce travail, la diffusion d'un reportage idéologique exclusivement à charge contre le diesel, exploitant la suspicion sur l'activité des constructeurs automobiles et la réalité des avancées technologiques au prix de la déstabilisation psychologique, l'incompétence des fonctionnaires du ministère, l'absence d'action structurée des agences nationales telles que l'ANSES ou l'ADEME dans ce domaine, l'utilisation à mauvais escient des données d'airparif, car par exemple il ne s'agissait pas des concentrations de NO2 au niveau parisien, mais de la modélisation d'un inventaire d'émission automobiles au niveau parisien ne prenant en compte que les données trafic et pas les autres sources telles que chauffage, tertiaire, biomasse etc..., on fait peur avec un pic de pollution particulaire du mois de mars 2013 qui n'était en rien corrélé au trafic automobile mais correspondait à un import géographique de nitrate d'ammonium, phénomène classique à cette période de l'année! on présente comme un scoop les mesures en habitacle de véhicules alors que nous avons publié dans le cadre d'une étude de l'ANSES les données de concentrations en habitacle automobile depuis 2007. Il y avait eu en son temps des reportages réalisés entre autre sur France2. Laisser croire que le défappage est une pratique massive est une contre vérité patente, en décrire l'existence dans un tel reportage revient à une incitation à la débauche la majeure partie de la population n'étant pas informée antérieurement de cette pratique illicite et marginale, passer sous silence l'intérêt de l'évolution de la norme euro en matière de qualité de l'air, ridiculiser les forces de l'ordre en charge du controle des émissions polluantes automobiles, laisser croire que les controles techniques sont inopérants en matière d'évaluation des émissions polluantes, cette liste n'étant malheureusement pas exhaustive sur les contre vérités assénées dans ce reportage.


En conclusion, piéger des gens honnêtes dans leur approche de ces questions comme vous l'avez fait pour ce reportage est la démonstration d'une malhonnêteté intellectuelle patente assénée dans les médias en toute impunité sans jamais offrir un droit de réponse aux individus que vous piégez par une habile censure réalisée au montage pour faire de l'audience prospective qui vous permet de vendre à prix d'or vos reportages aux chaines télévisées avides de sensationnel.


Tout cela est bien pitoyable, et comme d'habitude il n'y aura pas de droit de réponse et la la restauration de l'image et de la réalité des faits scientifiquement démontrés, prouvés et validés par la communauté scientifique n'aura pas lieu.


Quand comprendrez vous que les conséquences d'un tel reportage "brulot" relevant de la manipulation mentale sont extrêmement nuisibles aux acteurs industriels de la filière automobile dans sa globalité, qui ont réalisé de lourds investissement en recherche et développement en matière de dépollution et de réduction d'émissions de gaz à effets de serre, institutionnels qui suivent ces dossiers de près, au niveau de notre pays , ainsi qu'à l'image donnée de la France en matière de gestion de cette problématique.


J'ai comme vous pouvez le constater assuré une dissémination importante de cette réaction en espérant qu'elle puisse susciter l'organisation d'un droit de réponse scientifique et objectif sur la situation exacte de cette problématique.
Je me tiens bien sur à disposition de ceux qui parmi les destinataires souhaiteraient bénéficier de ces informations scientifiquement démontrées qui viennent contredire formellement la plus grande partie du contenu de ce reportage.

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Rédigé par fourmi

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Publié le 20 Juillet 2013

cette journée où on a quitté le travail à 21h...

ce n'est pas la première, ce ne sera pas la dernière. Personne ne nous ordonne de le faire. Limite on nous virerait plutôt de l'atelier, pour ne pas avoir de problèmes avec la sécurité du site. On est là, autour de la voiture, on a emporté presque l'intégralité de nos bureaux. Le PC est en équilibre instable sur nos genoux, relié à la voiture. On a travaillé plusieurs jours pour préparer ce moment, pour mettre en oeuvre nos systèmes et pour les intégrer.

on est vendredi, 17h passé, tout le monde ou presque est parti. Il n'y a plus de téléphone pour nous déranger, plus de lync qui clignote furieusement sur l'écran du PC, plus de chef pour demander un reporting, un retex, un plan d'action, ou un workshop.

il y a nous, la voiture, et le système prêt à fonctionner. On a bossé sur pour arriver à ce moment fatidique, on ne veut pas partir tant qu'on aura pas fait quelques tours du site pour valider.

on s'aperçoit qu'on a oublié un détail, on rage silencieusement (...ou pas), on modifie, on recompile, on recharge, on reteste. Pas envie d'y revenir le lundi matin et d'être confronté à d'autres problèmes qui mettraient en péril la démo. Régulièrement on se lance un "nan mais toi tu peux partir, je m'en occupe, t'inquiète".

21h, on a fait nos tours de roues, ça fonctionne, on est fiers :)

alors voilà, maintenant j'en suis sûre, c'est pour ces moments-là que je bosse. Toutes les difficultés, les obstacles, les coups de gueule, les gens qui nous mettent la pression, ça ne compte plus. Quand on arrive au bout, à la phase de mise au point, on ne vit plus que pour la voiture, et on adore ça.

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Rédigé par fourmi

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Publié le 30 Mars 2013

http://www.lilweasel.com/images/Flyer_ouverture_e-boutique_light.jpg

 

une adorable petite boutique cachée dans un passage à Paris, il ne manquait que la boutique en ligne :) Je sens déjà ma CB qui tremble à l'approche du 1er avril ;)

 

http://www.lilweasel.com

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Rédigé par fourmi

Publié dans #je tricote

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Publié le 1 Novembre 2012

pour 6 personnes :

1 boîte de maîs de 250g

3 oeufs

100g de farine

sel/poivre

Mixer le maïs, la farine, les oeufs.

Assaisonner

Chauffer l'huile d'olive dans la poêle, former des galettes avec une cuiller à soupe et les faire revenir dans l'huile.

Egoutter sur une feuille de papier absorbant et servir tout de suite.

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Rédigé par fourmi

Publié dans #je cuisine

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Publié le 21 Octobre 2012

dieu (tu permets que je m'adresse à toi en minuscule ?)

 

pour te parler franchement, je trouve que tu n'as pas été très cool avec mon enfance. Rien de grave, mais bon, aujourd'hui il faut que je t'en parle, parce que sinon, ça va continuer de me poursuivre, et j'aime pas l'idée de garder ça sur le coeur.

 

tu disais de laisser venir à toi les petits enfants, tu parlais de candeur, d'innocence… mais où étais-tu lorsque les grands me volaient mes lunettes dans le bus de l'école primaire et les jetaient entre eux pour ne pas que je les attrape, ce dont j'aurais été bien incapable, puisque sans lunettes je n'y voyais rien… où étais-tu lorsque en 6eme Raoul H me poussait et me faisait tomber sur les tables à la fin des cours parce que ma tête d'intello à lunettes ne lui revenait pas (cet enfoiré se vantait de vouloir devenir prêtre, il n'était même pas capable de compassion… j'avoue que si aujourd'hui il fait vraiment partie de ceux qui prêchent ta parole, c'est qu'il doit vraiment y avoir quelque chose de pourri au royaume des anges). Où étais-tu pendant ces nuits où je pleurais d'être différente et où je ne comprenais même plus pourquoi j'étais en vie ?

 

j'en entends déjà qui diront que c'est dans l'adversité qu'on devient plus fort, mais c'est faux… l'adversité rend fort lorsque tu as déjà en toi les bases d'amour et de confiance en soi, et je les ai perdues au fur et à mesure que je perdais ma vision.

 

je regarde la photo de classe de CE2 et je vois une petite fille souriante, les épaules redressées, elle a l'air heureuse ; je la retrouve sur la photo de CM1, on la devine repliée sur elle-même, crispée, timide. La seconde, curieux hasard, porte des lunettes.

 

ton fils guérissait des aveugles... 

.. entre nous, c'est juste un gros coup de communication, non ? pour impressionner les fidèles ?

non, parce que à Paris, et dans le monde, dans des cliniques, tous les jours, nous avons des médecins qui soignent les yeux et sont capables de rendre à des gens comme moi, ces précieux dixièmes. Ces chirurgiens qui changent la vie des gens, eux, ne créent pas de religion, on ne leur édifie pas d'églises pour chanter leurs louanges. Quel paradoxe, tu ne trouves pas ?

 

bref… si tu as voulu me mettre à l'épreuve, tu as dû être bien déçu. 

 

oui, ça aurait pu me rendre forte. D'autres ont connu bien pire comme enfance et en sont sortis grandis. Moi je continue de vivre sur ce fond de colère, de peur du jugement des autres, de manque de confiance, et cette immense envie d'être aimée, rassurée.

 

ce jeudi 18 octobre 2012, je suis allée me faire opérer de la myopie dans une clinique à Paris. Je n'en dors plus la nuit, parce que je n'arrête pas d'ouvrir les yeux pour chercher l'heure sur mon réveil, et je vois les chiffres. Le soir, je continue de me dire que c'est l'heure d'aller retirer les lentilles de contact. Je me demande combien de temps il me faudra pour m'habituer. Mais ça ne me rendra pas les moments que j'aurais pu vivre dans mon enfance si tu m'avais laissée être normale, juste normale… comme tout le monde.

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Rédigé par fourmi

Publié dans #je râle

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Publié le 14 Février 2012

d'après un modèle gratuit de Lion Brand Yarn

 

tricoté au crochet en laine alpaga Artesano trouvée chez Bleu de Toiles

 

:totally in love:

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Rédigé par fourmi

Publié dans #je tricote

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